Vous avez la gorge sèche, les mains moites et le cerveau qui tourne dans le vide dès qu’il s’agit de prendre la parole ? Félicitations, vous êtes humain(e) ! La glossophobie (ou la peur de parler en public) touche près de 75 % d’entre nous. Bonne nouvelle : il ne s’agit pas d’une fatalité et rien n’est perdu pour vous, c’est promis. Mieux encore, il est possible de transformer ce moment en opportunité. Et si prendre la parole devenait un plaisir, voire un art de vivre ?
Adoptez le mindset « Que le plaisir du jeu reste supérieur à l’enjeu ! » et découvrez quelques pistes pour gagner en aisance, en impact… et en plaisir.
Et surtout, rappelez-vous : savoir s’exprimer à l’oral ne se limite pas aux grands discours. C’est une compétence précieuse dans la vie pro (comme perso).
Que vous preniez la parole devant 2 collègues, 10 clients ou 250 inconnus, votre voix mérite d’être entendue !
La peur de parler en public : une réaction primitive
Rassurez-vous, ce n’est pas vous mais bien le mécanisme de votre cerveau qui active la sonnette d’alarme lorsque l’idée vous vient de prendre la parole en public. Depuis l’ère des chasseurs-cueilleurs, l’humain est un être social : à l’époque préhistorique, appartenir à un groupe était synonyme de sécurité, de nourriture… et donc de survie ! Aujourd’hui encore, c’est un besoin vital que l’on retrouve au 3ème rang de la pyramide de Maslow…
Alors forcément, s’exposer au jugement d’un groupe revient inconsciemment à risquer l’exclusion (et si l’on extrapole : à une mort certaine). Traduction moderne : “Et si je me ridiculisais ? Et si l’on me jugeait ? Et si j’étais nul(le) ?”. Résultat : votre cerveau déclenche l’alerte rouge. Bienvenue dans la spirale du trac…
La solution ? L’apprivoiser ! Le stress n’est pas un ennemi à abattre mais un signal à écouter. Apprenez à le reconnaître et à le dompter en respirant, en vous ancrant dans l’instant et surtout en vous préparant.
S’affirmer c’est s’exprimer sans écraser l’autre (ni s’écraser soi)
Avant même de parler, il faut oser. Et c’est là qu’entrent en scène les super-pouvoirs souvent sous-estimés de l’assertivité et de l’estime de soi ! Avant même de parler, il faut oser. Et c’est là qu’entrent en scène les super-pouvoirs souvent sous-estimés de l’assertivité et de l’estime de soi !
Contrairement aux idées reçues, s’affirmer ne veut pas dire couper la parole ou hausser le ton. L’assertivité, c’est cet art délicat de dire ce que l’on pense, ce que l’on ressent et ce dont on a besoin — avec respect, clarté et intégrité. Ni passif, ni agressif, ni manipulateur (du balai les comportements nocifs et stériles) : c’est être simplement soi-même, aligné et bien dans ses bottes.
Pourquoi c’est crucial ? Parce que c’est la clé d’une prise de parole authentique. Une personne assertive inspire confiance, capte l’attention et communique avec impact… Sans avoir besoin d’en faire des tonnes.
Préparer sa prise de parole : le fond, la forme et un zeste de vous
Avant de penser slides ou tenue vestimentaire, posez-vous les bonnes questions : à qui vais-je m’adresser ? Quel ton, quels messages je veux transmettre ? Que doit retenir mon audience ? Un discours sans fil conducteur ficelé, c’est comme une valise sans poignée !
Veillez aussi à bien travailler votre introduction et votre conclusion. “Tu soignes ton entrée, tu soignes ta sortie et entre les deux tu fais ton job” aurait conseillé Maurice Chevalier au jeune Johnny Hallyday. À méditer donc…
Puis, vient la forme. Saviez-vous d’ailleurs que seulement 7% de notre communication est verbale au sens littéral des mots, contre 93% donc de non verbale ? La présence scénique est donc un ingrédient fondamental de la prise de parole.
Cela passe par une posture de confiance (épaules ouvertes, tête haute, ancrage…), une voix maîtrisée (timbre, rythme, volume), un regard vivant qui crée du lien et un sourire authentique qui installe une relation chaleureuse avec l’audience. La gestion des gestes parasites, l’usage de mouvements fluides, une respiration posée et surtout une vraie authenticité sont autant de clés pour occuper l’espace sans en faire trop.
Le bonus ? Un mindset positif : “Et si tout se passait bien ?”.
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